Vous désirez rejoindre un fournisseur investissant dans l’énergie renouvelable ? Bonne nouvelle, le nouveau classement Greenpeace recense justement les bons et mauvais élèves en matière d’environnement.

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Personne ne le niera, souscrire une offre d’électricité verte est une intention louable. Protéger la planète et limiter le réchauffement climatique est en effet une réelle urgence, pour ne pas dire une priorité absolue. Devant l’importance des enjeux, certains adoptent donc une multitude de petits gestes au quotidien qui, au final, font la différence. On peut par exemple réduire sa consommation d’eau, éviter l’utilisation de produits toxiques, recycler ses déchets… ou encore de choisir son fournisseur d’électricité et/ou de gaz avec soin.

Si ce dernier point demandait auparavant un effort d’investigation important aux consommateurs, ce n’est désormais plus le cas. De fait, il est aujourd’hui plus simple de se renseigner sur le caractère vert d’un fournisseur. On connait ainsi mieux l’origine de son énergie, ainsi que sa politique environnementale. Cela est rendu possible grâce au classement de Greenpeace Belgique. Celui-ci dévoile directement les fournisseurs les plus verts du marché.

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C’est quoi déjà, l’électricité verte ?

Si le classement de Greenpeace est intéressant, c’est parce qu’il permet de mettre en lumière une pratique controversée, bien que légale : l’achat de labels de garantie d’origine (LGO).

En Europe, les fournisseurs d’énergie peuvent commercialiser des offres 100 % vertes. Cette appellation laisse logiquement penser que l’électricité vendue à cet effet est issue d’une source renouvelable. Pourtant, cela n’est pas forcément le cas.

En effet, lorsqu’un fournisseur vend une offre d’électricité 100 % verte en Europe, il est tenu de prouver que cette électricité est verte en fournissant des LGO en quantité égale. Trois cas de figure sont alors possibles :

  1. Le fournisseur produit lui-même cette électricité à partir de sources renouvelables (photovoltaïque, éolien, hydraulique, biomasse…). Il reçoit alors automatiquement des LGO pour cette production.
  2. Le fournisseur produit cette électricité à partir de sources non renouvelables (nucléaire, gaz, charbon…), mais achète des LGO auprès de petits producteurs renouvelables situés en Europe.
  3. Le fournisseur n’a pas d’unité de production et achète l’électricité sur le marché de gros. Il est alors tributaire du mix de production qui peut, le cas échéant, ne pas être 100 % renouvelable. Il se retrouve par conséquent dans le cas évoqué précédemment : il doit acheter des LGO auprès de petits producteurs renouvelables.

Des fournisseurs classés par notes… Gare aux mauvais élèves !

Dans le classement Greenpeace, chaque fournisseur obtient une note sur 20. Celle-ci est calculée en fonction de la politique énergétique de l’entreprise et de la pondération des facteurs pris en compte. Ensuite, sur la base de ce score et de critères précis, l’ONG forge ses recommandations. Elle s’aide pour cela d’un système de couleurs :

  • Vert foncé pour les fournisseurs avec une note de 18 à 20/20 : il s’agit des fournisseurs les plus verts de Belgique. Cela signifie qu’ils produisent localement et durablement l’entièreté de l’électricité qu’ils fournissent. Ils se présentent souvent sous forme de coopératives, mais ce n’est pas une condition sine qua non, comme le démontre le fournisseur flamand Trevion.
  • Vert clair pour les fournisseurs obtenant 15/20 : ces fournisseurs ont obtenu ces notes, car ils sollicitent très peu les énergies polluantes dans le cadre de leurs achats ou de leur production d’électricité. Néanmoins, dans certains cas, Greenpeace peut également émettre une réserve pour certains d’eux, à l’instar d’Eneco.
  • Jaune pour les fournisseurs « dans la moyenne » avec 10 à 12/20 : cette note est l’équivalent chiffré du fameux « peut mieux faire ». Les fournisseurs qui la reçoivent ne sont pas à proscrire, mais Greenpeace considère qu’ils pourraient investir davantage dans les énergies vertes.
  • Orange foncé pour ceux qui obtiennent entre 6 et 9/20 : c’est une note sévère, certes, mais qui veut encourager les fournisseurs concernés à se ressaisir. Greenpeace reproche à ceux-ci d’être encore bien trop dépendants aux énergies fossiles ou nucléaires. L’ONG espère qu’ils changeront de stratégie en investissant plus franchement dans les énergies renouvelables.
  • Rouge pour les fournisseurs les plus décriés avec une note inférieure ou équivalant à 5/20 : dans ce cas, soit le score énergétique obtenu ne dépasse pas 5/20, soit le fournisseur continue d’investir dans le nucléaire ou les énergies fossiles. Greenpeace désapprouve particulièrement la direction de ces fournisseurs et les exhorte à revoir leur vision stratégique.
Classement Greenpeace en Wallonie
Classement Greenpeace pour les fournisseurs actifs en Wallonie
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Le classement Greenpeace à la loupe

À présent, passons en revue le classement qui a été mis à jour le 16 novembre 2020.

Les coopératives d’électricité verte sur la première marche du podium

En 2020, pas moins de cinq fournisseurs se partagent le haut du classement avec le score maximal de 20/20 : Energie 2030, Cociter, Ecopower, Wase Wind et Trevion. Le fournisseur flamand Aspiravi les suit de près, avec une cote de 18/20. Derrière lui arrive le nouveau venu, Bolt, avec un honorable 15/20. Il lui manque des investissements concrets dans des installations renouvelables pour obtenir la note maximale.

Mega et Eneco sont sur la bonne voie

Ensuite, Mega se positionne comme un fournisseur dans la moyenne avec un 12/20 améliorable. Eneco le suit avec une note de 10/20. Le fournisseur néerlandais a perdu quelques places, car il doit désormais dépendre des marchés européens pour acheter son énergie suite à sa forte croissance. Son rachat par Mitsubishi et Chubu instigue également des doutes sur son avenir dans les énergies renouvelables, mais l’organisme Greenpeace précise tout de même qu’il garde une image positive du fournisseur.

Les fournisseurs qui doivent revoir leurs copies

En bas du classement, figurent à des niveaux différents les trois fournisseurs d’énergie principaux en Belgique : Engie, Lampiris et Luminus. Les raisons à ces mauvaises notes sont souvent les mêmes : pas assez d’investissement dans le renouvelable et trop de dépendance envers les énergies fossiles et nucléaires. Des trois, c’est Lampiris qui s’en sort le mieux, avec une cote de 8/20. Greenpeace applaudit en effet les efforts de Total — la maison-mère du fournisseur liégeois — pour se tourner vers les énergies renouvelables. Luminus, par contre, récolte les foudres de l’ONG environementale, avec un cinglant 2/20. Elle lui reproche toujours ses investissements dans le nucléaire qui ne faiblissent pas.

Mais les trois leaders du marché ne sont pas les seuls dans la zone rouge, puisque tous les autres fournisseurs restants sont affublés des mêmes reproches : Essent, Octa+, Ebem, Elegant, Watz, Vlaamse Energieleverancier et Antargaz.

Comment changer de fournisseur pour en choisir un plus vert ?

Au regard du classement Greenpeace, vous désirez changer de fournisseur d’énergie ? Bonne idée ! Voilà l’occasion d’en soutenir un plus écologique et de réaliser des économies ! Cependant, diminuer votre facture d’électricité ne sera possible qu’à condition de choisir la meilleure offre d’électricité, verte si possible, parmi celles proposées par le fournisseur désiré.

Si vous avez des questions sur la méthodologie employée par Greenpeace, n’hésitez pas à joindre un de nos conseillers par téléphone au 0800 37 369 ou par e-mail à l’adresse info@comparateur-energie.be. Il vous répondra avec plaisir et sera notamment en mesure de vérifier quel est le prix de l’électricité le plus avantageux pour vous en fonction de votre consommation.

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Sur quels critères Greenpeace fonde son classement ?

Au diable l’énergie nucléaire et les combustibles fossiles, il faut des sources d’énergie moins néfastes pour l’environnement ! C’est à peu près en partant de ce principe que Greenpeace effectue son classement des fournisseurs d’électricité actifs en Belgique.

Concrètement, l’ONG distingue les fournisseurs en fonction de trois critères :

  1. Leurs investissements dans les énergies renouvelables (50 % des points) ;
  2. Leurs achats d’électricité et/ou leur production actuelle (35 % des points) ;
  3. Leur mix énergétique (15 % des points).

Pour rendre le résultat compréhensible aux yeux des citoyens, l’organisation réalise un calcul savant qui lui permet d’attribuer un score à chaque fournisseur. Plus l’entreprise obtient un score élevé, plus son soutien à la filière renouvelable est important. Un système assez clair, revu toutes les années pour plus d’exactitude.

La raison ? Greenpeace souhaite, grâce à ces modifications, épouser au plus près la réalité des faits. En outre, les entreprises qui arrivent à décrocher une note maximale grâce à leurs investissements dans les énergies propres profitent d’un avantage sans pareil. Car obtenir un bon score, c’est un argument commercial servi sur un plateau qui fait généralement mouche auprès des consommateurs.

Un recalcul de la partie investissements depuis 2017

L'énergie éolienne, comme le solaire, fait partie des sources d’énergie durable.

Depuis 2017, Greenpeace tient également compte des désinvestissements pour le calcul de la partie investissement. Reflétant la direction suivie par l’entreprise, cette partie était auparavant uniquement déterminée en prenant note des nouveaux investissements et en les comparant à la production actuelle (ou à l’acquisition) d’énergie afin d’évaluer correctement leur importance.

Si cette méthodologie est toujours d’actualité, Greenpeace divise désormais les investissements en deux catégories : ceux réalisés durant les deux dernières années et ceux prévus dans les deux années à venir. De plus, l’organisation a choisi de récompenser les entreprises menant une politique de désinvestissement du charbon, du lignite et du nucléaire. Il s’agit en effet d’actions nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est en effet autant de millions d’euros qui peuvent soutenir la transition énergétique au lieu du développement de projets polluants. En clair, pour obtenir le score maximal au niveau des investissements, il faut faire des efforts à différents niveaux.

Conclusion : le classement Greenpeace, une aide précieuse pour choisir son fournisseur d’énergie verte en Belgique

Vous désirez trouver un fournisseur d’énergie qui investit dans la production locale d’énergie verte ? Le classement Greenpeace se présente alors comme un outil de premier choix. Il permet de repérer en un regard les fournisseurs les plus verts de Belgique.

Il faut cependant nuancer le classement. Rappelons à cet effet que certains fournisseurs sont pénalisés par la mauvaise réputation de leurs maisons-mères, alors qu’ils investissent bel et bien dans le renouvelable. De plus, les fournisseurs sont nombreux à racheter leurs LGO auprès de producteurs belges. Cela reste une forme de financement valable pour soutenir la transition énergétique, bien qu’elle soit limitée. Enfin, le classement ne prend pas en compte l’aspect des tarifs. Il pourrait être utile de refaire une analyse pour évaluer quels sont fournisseurs verts qui proposent également les tarifs les plus intéressants. Pour cela, faire une comparaison de prix s’avère nécessaire.

Quel fournisseur d'énergie vous convient le mieux ? Faites un comparatif pour le savoir !

Vous êtes convaincu de l’intérêt de ce classement ? N’attendez plus alors pour vérifier la note de votre fournisseur actuel ! Si elle ne vous convient pas, rappelez-vous qu’il est possible de résilier votre contrat d’électricité à tout moment et gratuitement. D’autres questions vous taraudent ? Nous répondons à vos questions au 0800 37 369, du lundi au vendredi, de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.

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