L’installation électrique est le système qui permet à votre logement d’être raccordé à l’électricité. Nous vous dévoilons quels sont les différents éléments qui la compose et vous expliquons également ce qu’est le Règlement Général des Installations Électriques (RGIE). Enfin, vous en saurez plus sur la conformité et le contrôle d’une installation électrique et les erreurs à ne pas commettre lors de ce dernier.

De quoi est composée une installation électrique ?

Pour qu’elle fonctionne de manière optimale et soit totalement sécurisée, l’installation électrique est composée de divers éléments liés les uns aux autres.

Le compteur électrique

En kilowattheure (kWh), le compteur électrique permet de mesurer la quantité d’électricité consommée sur une période de temps définie ainsi que d’acheminer l’électricité du réseau public à votre domicile. De fait, il appartient donc à votre gestionnaire de réseau de distribution (Ores, Resa, Sibelga…).

>> Trouver votre gestionnaire de réseau de distribution

On dénombre trois types de compteur électrique : 

  1. Le compteur simple ou mono-horaire, avec un seul index de consommation ;
  2. Le compteur bi-horaire, avec deux index de consommation (un pour les heures pleines et l’autre pour les heures creuses) ;
  3. Le compteur exclusif nuit qui peut être installé en plus de votre compteur de base si vous disposez d’appareils fonctionnant principalement de nuit (une pompe à chaleur, par exemple).

Le saviez-vous ? Le prix du kWh est moins élevé durant la nuit et les week-ends et c’est bien là tout l’intérêt du compteur bi-horaire ! Dès lors, si vous en possédez un, prêtez attention à votre manière de consommer l’électricité et utilisez vos électroménagers énergivores (lave-linge, lave-vaisselle) durant les tranches horaires adéquates. Envie d’en savoir plus ? Consultez notre article « Les tarifs de nuit et de jour du bi-horaire : quand s’appliquent-ils ? »

Les disjoncteurs

Les disjoncteurs servent de levier de protection contre les éventuelles surtensions et courts-circuits. Il en existe différents modèles :

  • Le disjoncteur automatique, plus communément appelé « fusible », qui coupe l’alimentation de l’installation et donc, de tous vos appareils électriques en cas de surcharge ou de court-circuit ;
  • Le disjoncteur différentiel qui mesure la quantité d’électricité absorbée et rejetée par votre installation. Si ces quantités ne sont pas égales, l’alimentation sera tout simplement coupée. Il existe également des différentiels spécifiques aux pièces humides (salle-de-bain, buanderie…) dont la puissance est plus élevée afin de vous protéger puisque l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage.

Les circuits électriques

Reliés aux disjoncteurs, ils permettent d’envoyer l’électricité à son point de chute. C’est donc grâce à cette composante que vos éclairages et vos appareils électriques fonctionnent. Mais attention, à la maison, vous n’en avez pas qu’un. En effet, on distingue des circuits différents pour les luminaires et les électroménagers. D’ailleurs, les appareils énergivores tels que les machines à laver doivent disposer de leur propre circuit pour fonctionner correctement.

Le tableau électrique

Directement relié à votre compteur, il permet de répartir l’électricité dans tout votre logement grâce à ses circuits et garantit votre sécurité grâce, notamment, aux disjoncteurs. Il s’agit donc du cœur de votre installation regroupant l’ensemble des éléments vu ci-dessus.

Qu’est-ce que le RGIE ?

Le Règlement Général des Installations Électriques existe depuis 1981 en Belgique et est le guide officiel qui met en place l’ensemble des mesures relatives aux nouvelles installations électriques et à leur conformité. 

Ce règlement doit être mis en application pour :

  • Les installations électriques domestiques (habitations en tous genres, espaces communs et professionnels considérés comme étant « non dangereux ou insalubres » tels que les salles d’attente, copropriétés, parties communes des ensembles résidentiels, etc ;
  • Les installations électriques industrielles telles que les locaux de travail occupés par du personnel. Cependant, les établissements hospitaliers sont soumis à des règles plus strictes.

En septembre 2019, un nouvel arrêté royal a vu le jour pour, mettre à jour le RGIE conformément aux nouvelles règles de sécurité. Cet arrêté a officiellement été mis en application le 1er juin 2020 dernier.

Les nouvelles règles du RGIE 2020

Aujourd’hui, le nouveau RGIE est réparti en trois livres permettant aux installateurs et aux exploitants de s’y retrouver plus facilement :

  1. Le livre 1 sur les installations à (très) basse tension
  2. Le livre 2 sur les installations à haute tension
  3. Le livre 3 sur les installations établies pour le transport et la distribution de l’électricité

>> Rendez-vous sur le site du SPF Economie pour prendre connaissance de l’ensemble des livres du nouveau RGIE

Depuis sa publication originale en 1981, aucune mise à jour n’avait été effectuée. Dès lors, une nouvelle version du RGIE était donc plus que nécessaire ! Désormais, il inclut des normes concernant les nouvelles technologies telles que les voitures électriques, la domotique ou encore, les différentiels pouvant être contrôlés à distance.

Le nouvel RGIE est donc plus facile à lire, plus détaillé et l’ensemble des schémas des installations électriques, domestiques ou non, y ont été mis à jour. Enfin, les règles concernant les protections contre les incendies ont été totalement revues.

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Quand faut-il effectuer le contrôle d’une installation électrique ?

Le RGIE impose une visite de contrôle pour tout nouveau raccordement électrique, mais également dans d’autres cas de figure précis :

  • L’installation existante est modifiée ou agrandie ;
  • La puissance du raccordement est augmentée ;
  • Une maison ayant été construite avant l’existence du RGIE est vendue et n’a donc jamais fait l’objet d’un contrôle ;
  • Sur les chantiers ou toute autre situation impliquant une installation électrique temporaire.

Depuis la sortie du nouvel RGIE en juin 2020, la périodicité des visites de contrôle a changée et est passée à une fois par an pour en ce qui concerne les installations mobiles, transportables, temporaires et ATEX (atmosphère explosive). Néanmoins, pour les installations domestiques, la fréquence des contrôles est toujours de 25 ans contre cinq pour les installations intégrées à un établissement de type HORECA.

De manière générale, le contrôle doit être effectué par un organisme agréé tel que Vinçotte. Une fois le contrôle effectué et votre installation validée, vous recevrez une attestation. Cette dernière est indispensable dans le cadre d’un nouveau raccordement. En effet, sans elle, vous ne pourrez tout simplement pas effectuer vos travaux.

Quand le contrôleur agréé considère-t-il que votre installation électrique n’est pas conforme ?

Même si vous n’effectuez pas vous-même votre installation électrique, vous devrez penser à préparer la visite de contrôle en amont. En effet, une erreur qui peut vous paraitre superflue ou encore, un document manquant peuvent nuire au bon déroulement de votre contrôle.

Retrouvez ci-dessous la liste des erreurs à éviter avant votre contrôle.

Ne pas avoir l’ensemble des documents requis

Par documents requis, nous entendons les schémas de votre installation, à savoir :

  • Le schéma unifilaire qui représente votre installation en tant que telle ;
  • Le schéma de situation qui montre votre habitation et tous les points électriques la composant.

Sans ces schémas, vous n’aurez aucun point de référence en cas de problème avec votre installation. Vous pouvez tout à fait réaliser le schéma unifilaire par vous-même ou, si vous le préférez, faire appel à un électricien.

Ne pas installer le nombre de différentiels exigé

La loi impose qu’un différentiel d’une puissance maximale de 300 mA – mégaampère – soit placé à la tête de votre installation. De plus, et comme expliqué en début d’article, des différentiels supplémentaires doivent être installés pour les pièces humides de votre logement. La puissance de ces derniers ne peut dépasser les 30 mA.

Ne pas isoler correctement votre installation

Les fils électriques de votre installation sont protégés par un matériau isolant afin de prévenir d’éventuelles fuites. Une installation mal isolée peut provoquer des accidents graves tels qu’un incendie ou un choc électrique.

Ne pas avoir installé vos prises correctement

Plusieurs règles sont à respecter lors de l’installation de vos prises électriques : 

  • Maximum 8 prises par circuit électrique ;
  • Chaque prise doit être équipée d’une prise de terre, à savoir un conduit enfouit dans la terre qui évacue le surplus de courant afin d’éviter un quelconque risque d’électrocution ;
  • 15 centimètres doivent séparer les prises apparentes et le sol d’un local sec contre 25 pour les autres types de locaux ;
  • Si vos murs sont en bois, les prises doivent être encastrées à l’aide d’un dispositif spécialement conçu à cet effet.

Ne pas avoir une prise de terre régulée correctement

Si la résistance de votre prise de terre est trop élevée, les risques d’électrocution le sont aussi. Il est donc essentiel de vérifier que la résistance de votre prise de terre, exprimée en Ohms, soit correcte.

Voilà, l’installation électrique n’a plus de secret pour vous ! Vous souhaitez également bénéficier de conseils d’experts pour réduire vos factures de consommation électrique ? Nos conseillers sont, gratuitement, à votre écoute pour trouver la solution la plus avantageuse.

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