
Envisagez-vous un tarif d’énergie fixe ? Ne vous limitez pas à votre fournisseur actuel.
Le régulateur de l’énergie, la CREG, a récemment constaté que l’écart de prix entre les contrats à tarif fixe et ceux à tarif variable ne cesse de croître. Selon eux, le tarif fixe le moins cher pour le gaz naturel est même 37 % plus cher que le tarif variable le plus économique. Toutefois, cet écart n’est pas le même chez tous les fournisseurs. Si vous envisagez de passer d’un tarif variable à un tarif fixe, il est donc recommandé de bien peser le pour et le contre.
Le tarif fixe a longtemps été la formule de prédilection des Belges. Ce type de contrat offre une sécurité de prix sur toute la durée du contrat et protège contre les fluctuations des marchés de l’énergie. Bien que tous les tarifs fixes aient disparu des offres durant la crise énergétique, ils font progressivement leur retour. Selon la CREG, environ 25 à 30 % des ménages disposent actuellement d’un contrat à prix fixe.
La prime de risque
Le grand écart de prix entre un tarif variable et un tarif fixe freine cependant le retour en force du tarif fixe. En imposant un prix d’entrée plus élevé pour un tarif fixe, le fournisseur s’assure une protection au cas où le consommateur mettrait fin prématurément à son contrat, laissant le fournisseur avec des volumes d’électricité et de gaz déjà négociés. Cette “prime de risque” varie fortement d’un fournisseur à l’autre.
De 12 % à 38%
En analysant les tarifs les plus bas, fixes et variables, des cinq principaux fournisseurs via Comparateur-energie.be, nous avons constaté que l’écart est particulièrement prononcé chez le leader du marché, Engie : un tarif fixe pour le gaz naturel y est 38 % plus cher que le prix annuel estimé d’un tarif variable. En chiffres absolus, cela représente un écart de plus de 365 €. Chez Eneco, en revanche, le tarif fixe de l’électricité n’est “que” de 117,62 € ou 12 % plus cher que son équivalent variable. En moyenne, la différence est de 19 % pour l’électricité et de 28 % pour le gaz.



