
«Le délai de retour sur investissement des pompes à chaleur est trop long à cause de la pression fiscale sur l’électricité»
Si nous arrêtions de chauffer au mazout ou au gaz en Belgique, nous émettrions 20% de CO2 en moins, selon Kristof Eggermont d’Econopolis Strategy. «En tout cas, il y a suffisamment d’alternatives respectueuses du climat telles que les pompes à chaleur. Toutefois, aujourd’hui, il faut encore beaucoup trop de temps pour récupérer le coût lié à une telle installation. Pourtant, la solution est relativement simple. En soi, une pompe à chaleur est une solution respectueuse du climat pour chauffer les bâtiments. Avec à peine 1 kWh d’électricité, une telle installation produit 3-5 kWh de chaleur verte. Mais les prix de l’électricité sont nettement plus élevés que les prix du gaz dans notre pays, suite à quoi il faudra beaucoup de temps pour récupérer le coût lié à une pompe à chaleur. «Que pouvons-nous faire pour réduire le délai de retour sur investissement à 15 ans?» se sont demandés Kristof Eggermont et ses collègues d’Econopolis Strategy. «En effet, pour convaincre la plupart des consommateurs, il faut les stimuler au niveau économique.»
A quel point l’électricité est-elle devenue plus chère aujourd’hui?
Kristof et ses collègues d’Econopolis Strategy ont fait le calcul. «En 2018, ensemble avec l’Allemagne, nous étions les pires élèves d’Europe. Jadis, les Belges devaient payer 5 fois plus pour l’électricité que pour le gaz. Toutefois, les Pays-Bas faisaient déjà partie des meilleurs pays d’Europe. L’électricité y était 2 fois plus chère que le gaz.» Entretemps, dans la plupart des pays européens, le rapport entre les prix du gaz et de l’électricité s’est déjà amélioré. Toutefois, les prix de l’électricité sont souvent encore beaucoup trop élevés pour rendre l’achat d’une pompe à chaleur intéressant au niveau financier. «Même en Belgique, où en 2022, il fallait payer 3,5 fois plus pour l’électricité que pour le gaz.»



