La pompe à chaleur est le moyen de chauffage le plus économique et le plus écologique présent sur le marché. Mais, comment s’y retrouver entre tous les modèles existants ? Pour vous aider à faire votre choix, Comparateur-Energie.be fait le point : prix, modèles et critères de sélection, vous aurez tous les outils en main pour choisir le type de pompe à chaleur adapté à votre profil de consommation !

C’est quoi une pompe à chaleur ?

pompe à chaleur

Une pompe à chaleur est un système permettant de chauffer une habitation (ou une piscine), de produire de l’eau chaude sanitaire voire de refroidir un espace. Sa particularité est qu’elle utilise les énergies renouvelables pour fonctionner (terre, soleil, nappe phréatique, air) et permet donc une diminution de l’utilisation de combustibles fossiles. Il s’agit donc d’une installation écologique faisant diminuer considérablement votre empreinte carbone.

Quel est le fonctionnement d’une pompe à chaleur ?

Pour produire de la chaleur ou de l’eau chaude sanitaire, la pompe à chaleur va puiser la chaleur, exprimée en calories, d’un milieu à basse température tel que l’eau, l’air ou le sol, pour les transférer dans un milieu à haute température. Ce procédé est donc écologique puisque pour fonctionner, la pompe à chaleur transforme des sources existantes plutôt que d’en produire de nouvelles.

Cependant, il est important de préciser que cette installation n’est pas compatible avec tous les systèmes de chauffage et s’associe davantage avec les chauffages à basse température ou par le sol.

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Quels sont les différents modèles de pompes à chaleur ?

Sur le marché, on en dénombre principalement quatre. Bien que l’origine des calories diffère d’un modèle à l’autre, le fonctionnement d’une pompe à chaleur est toujours identique.

La pompe à chaleur air/eau

On utilise principalement ce modèle pour le chauffage central de la maison ainsi que la production d’eau chaude sanitaire. Facile d’installation, elle est cependant chère à l’achat et doit être compatible avec un chauffage par le sol ou par les murs. De plus, son rendement dépend des températures extérieures puisque comme son nom l’indique, elle va puiser la chaleur de l’air pour chauffer votre habitation. Dès lors, plus les températures extérieures seront basses, plus la pompe à chaleur air/eau devra dépenser de l’énergie pour produire de la chaleur.

La pompe à chaleur sol/eau (géothermique)

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La pompe à chaleur géothermique, également appelée « pompe à chaleur sol/eau », va puiser l’énergie de la terre pour chauffer votre habitation. Pour ce faire, il est nécessaire d’installer des capteurs dans votre jardin ou votre sous-sol. Ces derniers sont soit forés verticalement, soit installés à l’horizontale grâce à un terrassement.

Bien que son rendement soit élevé, vous devrez toutefois êtes certain de bénéficier d’un terrain extérieur dans lequel il est possible de creuser profondément et de disposer de la surface nécessaire à l’installation de ce type de pompe à chaleur.

La pompe à chaleur air/air

Ce type de pompe va puiser la chaleur provenant de l’extérieur afin de chauffer l’air intérieur. On ne peut donc l’utiliser que pour le chauffage, ce dernier pouvant être placé au sol, aux murs voire même au plafond grâce à un système appelé « pompe à chaleur gainable », nécessitant l’installation d’un faux plafond.

Son atout majeur est qu’elle est convertible en air conditionné grâce à un système dit « inversé ». Pour ce cas de figure, c’est l’air intérieur qui est rejeté vers l’extérieur afin d’apporter de l’air frais dans votre habitation.

Facile d’installation, elle est néanmoins onéreuse à l’achat et plus énergivore que ses consœurs puisque dotée d’une fonctionnalité supplémentaire.

La pompe à chaleur eau/eau

Ce type de pompe permet de chauffer votre logement ainsi que votre eau sanitaire. Elle fonctionne grâce à la chaleur de la nappe phréatique qu’elle va puiser à une profondeur allant de 25 à 150 mètres. Pour ce faire, deux puits sont nécessaires :

  1. Un puit de pompe qui va récupérer la chaleur ;
  2. Un puit de retour, autrement appelé « puit d’évacuation », qui permet de ramener l’eau refroidie dans la nappe phréatique, ce qui évite le gaspillage.

La pompe à chaleur eau/eau est très rentable et son installation ne requiert pas beaucoup d’espace. De plus, l’eau consommée peut être utilisée à d’autres fins, par exemple pour votre jardin. Cependant, son placement nécessite une autorisation légale. Vous devrez également prêter attention à la profondeur de votre nappe phréatique puisque plus elle est profonde, plus vous devrez creuser loin, ce qui peut engendrer un surcoût non négligeable.

Qu’est-ce que le COP ?

Le COP – Coefficient de Performance – d’une pompe à chaleur permet de mesurer son rendement en calculant la relation entre les calories produites (la chaleur) et l’énergie consommée. Dès lors, plus une pompe à chaleur a un coefficient de performance élevé, moins elle est énergivore. Il est généralement situé entre 2,5 et 7. On peut également corréler ces données avec le label énergétique. Ainsi, un COP égal à 7 correspond à la classe énergétique A.

Le COP d’une pompe à chaleur est une donnée généralement accompagnée de deux températures distinctes :

  • La source chaude qui correspond au milieu depuis lequel les calories sont extraites. Elle s’élève généralement à + 7° C, sauf pour les PAC sol/eau et sol/sol qui descend jusqu’à – 5° C ;
  • La source froide, c’est-à-dire le milieu dans lequel l’énergie est restituée. Pour le chauffage par le sol, on estime que la température est de 35 °C ou 50°C et est de 65° C si la PAC est raccordée à un radiateur haute température.

A titre d’exemple, une pompe à chaleur air/eau avec un COP de 3 (+ 7 °C ; 65 °C), signifie que lorsque la température extérieure est de 7 °C et que l’eau du système est chauffée à 65 °C, la pompe à chaleur consomme 1 kWh d’électricité pour produire 3 kWh de chaleur.

Enfin, le COP n’est pas prédéfini et dépend du modèle de pompe à chaleur, de la source de chaleur utilisée ainsi que du système de chauffage mis en place.

A préciser également qu’il existe 4 types de COP en ce qui concerne les pompes à chaleur ;

  1. Le COP commercial, calculé en laboratoire, correspondant au rendement de la PAC, comme détaillé ci-dessus ;
  2. Le COP saisonnier qui prend en compte la saison de chauffe de la PAC, des changements climatiques et de températures ;
  3. Le COP global qui correspond à l’indice de performance de la PAC calculé en fonction de son dégivrage, des pertes de chaleur pendant la diffusion de cette dernière ainsi que de la consommation des appareils annexes tels que le radiateur ;
  4. Le COP annuel équivaut à la performance d’une PAC sur une saison de chauffe entière et ce, dans le but de connaître son rendement.

Quel est le coût d’une pompe à chaleur ?

Le prix d’une pompe à chaleur dépend de son modèle et des investissements propres à son installation. Dans le tableau ci-dessous, découvrez les moyennes de prix des différentes pompes à chaleur présentes sur le marché.

Type de pompe à chaleurPrix moyen
Air/eauEntre 7 500 et 12 500 euros
Sol/eauEntre 10000 et 15 000 euros
Air/airMinimum 2 500 euros
Eau/eauMinimum 15 000 euros

Bien qu’elles soient les plus onéreuses, les pompes à chaleur géothermique (sol/eau) et eau/eau sont toutefois les plus rentables et les plus performantes du marché. A l’inverse, la pompe à chaleur air/eau est la moins chère de toutes mais n’est pas aussi rentable que ses homonymes.

Qu’en est-il du retour sur investissement ? Peu importe le modèle choisi, vous devrez compter dix à quinze ans pour rentabiliser votre investissement. Comptez même quelques années supplémentaires pour les pompes à chaleur géothermique puisque ces dernières sont les plus coûteuses à l’achat.

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Existe-il des aides ou des primes pour ces installations ?

Les pompes à chaleur ont le vent en poupe. Installations écologiques et rentables, de plus en plus de ménages belges effectuant des travaux de rénovation ou de construction décident d’investir dans ce mode de chauffage. Pour encourager la transition énergétique, les trois Régions du pays ont décidé de mettre en place des primes énergie dont certaines sont réservées à cette installation.

En Wallonie, le montant de base pour l’installation d’une pompe à chaleur pour le chauffage s’élève à 500 euros tandis qu’il est de minimum 1 000 euros pour une pompe combinée (chauffage et eau chaude sanitaire). Il est important de préciser que le montant des primes dépend notamment des revenus de votre ménage. Elles peuvent donc être multipliées par six.

A Bruxelles, la prime pour les pompes à chaleur pour le chauffage varie entre 4 250 et 4 750 euros, alors que celle pour les pompes pour l’eau chaude sanitaire oscille entre 1 400 et 1 600 euros. Le montant exact varie en fonction de la catégorie de revenus à laquelle pour appartenez.

Cependant et contrairement à la Région wallonne, tous les types de pompes ne sont pas éligibles à cette prime :

  • Pour le chauffage, seules les pompes géothermiques, eau/eau et air/eau sont admissibles ;
  • Pour l’eau chaude sanitaire, la pompe à chaleur air/eau est l’unique installation compatible avec l’octroi de cette prime.

En Flandre, la démarche est plus complexe. En effet, la prime pour les pompes à chaleur est uniquement valable si vous décidez de remplacer votre ancienne chaudière au gaz. Ainsi, Fluvius, le gestionnaire de réseau de distribution de la Région flamande, octroie entre 300 et 4 000 euros de primes aux ménages effectuant cette transition.

De son côté, la Région vous permet d’obtenir entre 1 250 et 4 750 euros pour l’installation d’une pompe à chaleur mais uniquement pour les primes à la rénovation combinées. Ce système vous permet d’obtenir un bonus supplémentaire. De cette manière, plus vous effectuerez de travaux, plus le montant de la prime sera conséquent.

>> En savoir plus sur les primes à la rénovation en Belgique

Conclusion : quel modèle de pompe à chaleur choisir ?

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Sur le marché des pompes à chaleur, il n’existe pas de modèle meilleur qu’un autre. Le choix d’une pompe dépend principalement de vos besoins énergétiques et de votre budget.

Pour choisir le type de pompe à chaleur qui vous convient, vous devrez analyser vos besoins de la manière suivante :

  • Si vous souhaitez l’utiliser uniquement pour votre chauffage et/ou votre air conditionné, la pompe à chaleur air/air est le modèle qu’il vous faut. Cependant, si vous souhaitez également chauffer votre eau sanitaire, les autres types de pompes seront plus adaptés ;
  • Quels sont les besoins en chauffage de votre maison ? Si ces derniers sont conséquents, vous devrez obligatoirement opter pour un modèle puissant. Pour connaître le modèle le plus adapté, vous devrez effectuer un bilan thermique de votre habitation auprès de votre chauffagiste ou de l’installateur ;
  • En fonction du modèle adapté à votre profil de consommation, informez-vous sur le rendement et le COP des différentes marques existantes.
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