
Devons-nous nous attendre à une vague de faillites des fournisseurs d’énergie?
Depuis le début du mois d’août, 7 fournisseurs d’énergie britanniques ont fait faillite. Ceci est surtout dû à la hausse des prix de l’énergie. Etant donné que les prix du marché atteignent également des pics historiques en Belgique, la question est de savoir si ce scénario se produira également dans notre pays. La fédération sectorielle FEBEG n’a reçu aucun signal de détresse alarmant du marché de l’énergie, mais ne considère pas du tout la hausse actuelle des prix comme favorable pour ses membres.
La mesure dans laquelle les fluctuations de prix rendent les fournisseurs d’énergie vulnérables dépend en grande partie de leur stratégie de couverture. Stéphane Bocqué, responsable de la communication auprès la FEBEG: «En fonction du degré de leur propre production d’électricité, les fournisseurs d’énergie achètent également du gaz naturel et de l’électricité eux-mêmes. Ils peuvent le faire aussi bien sur le marché à long et moyen terme que sur le marché à (très) court terme. Les fournisseurs choisissent parmi les différents marchés sur base de chiffres historiques et de prévisions. S’ils n’ont que peu acheté sur le marché à long terme, ils dépendront beaucoup plus du marché à court terme. L’impact de la hausse mondiale des prix de l’énergie y est très considérable.»
Espérons que l’hiver sera doux
Selon Stéphane Bocqué, de nombreux fournisseurs d’énergie belges appliquent une bonne stratégie de couverture équilibrée, suite à quoi une vague de faillite comme au Royaume-Uni ne sera pas d’application. «Toutefois, ceci n’empêche pas que les prix élevés mettent la pression sur la rentabilité des fournisseurs d’énergie. Voilà pourquoi ils espèrent, tout comme les consommateurs, que l’hiver sera doux de sorte que la courbe des prix ne doive pas être augmentée davantage.»
Une longue durée contractuelle et de faibles acomptes
Les consommateurs ayant conclu un contrat de longue durée à tarif fixe au printemps 2020 profitent encore toujours des prix de l’énergie qui étaient faibles à l’époque. «En revanche, les tarifs auxquels les fournisseurs achètent leur énergie maintenant, ont augmenté considérablement, explique Stéphane Bocqué. «Les consommateurs paient donc un prix bas tandis que les se verront présenter une facture plus élevée s’ils doivent acheter plus d’énergie maintenant, ce qui augmentera leurs risques.»



