
Passage du gaz pauvre au gaz riche en Belgique : quels impacts ?
Depuis 2023, une partie des ménages belges approvisionnés en gaz pauvre (type L) passeront au gaz riche (type H). L’opération baptisée « conversion du gaz L au gaz H » débutera en 2019 et prendra fin en 2029 pour 1,6 million de clients. Quel(s) impact(s) sur la facture énergétique et les appareils au gaz des ménages et entreprises belges ? Réponse dans cet article.
Gaz riche ou pauvre : quelle différence ?
Depuis le début des années 70, deux types de gaz naturels coexistent sur le territoire belge et sont acheminés via des réseaux de distribution distincts :
- Le gaz pauvre (gaz L) est un gaz naturel à faible pouvoir calorifique qui provient de Groningen-Slochteren aux Pays-Bas. Il contient en moyenne 10,3 kWh / m³ ;
- Le gaz riche (gaz H) est un gaz naturel à haut pouvoir calorifique qui provient de Norvège, du Royaume-Uni, d’Algérie, d’Allemagne ou encore du Qatar. Il contient en moyenne 11,4 kWh / m³.
Gaz pauvre et gaz riche ont des pouvoirs calorifiques différents. La valeur énergétique du gaz pauvre est environ 10% inférieure à celle du gaz riche. Autrement dit, lorsque l’on consomme 1m³ de gaz pauvre, on libère 10% d’énergie en moins que lorsqu’on brûle 1m³ de gaz riche.
Vous aurez donc besoin d’un plus grand volume de gaz pauvre pour cuisiner ou vous chauffer, alors que le gaz riche produira plus d’énergie pour un même volume au mètre cube.
Pourquoi passer du gaz pauvre au gaz riche en Belgique ?
Le gaz pauvre distribué en Belgique provient des Pays-Bas. Ces derniers ont décidé de qui est en train de s’épuiser. Afin de permettre aux pays importateurs (l’Allemagne, la France et un tiers de la Belgique) d’ en conséquence, les autorités hollandaises ont mis en place un .





