
Les fournisseurs d’énergie plaident en faveur de l’indemnité de rupture: voici les avantages/inconvénients qui y sont liés
Le fournisseur d’énergie Eneco a partagé son mémorandum électoral avec les principaux fers de lance pour la politique énergétique de demain. Il y plaide en faveur d’une indemnité de rupture relative aux tarifs fixes. Auparavant, la Fédération sectorielle FEBEG et le Régulateur de l’énergie CREG avaient déjà demandé l’introduction d’un tel mécanisme. Bien qu’il complique les changements de fournisseur, ce mécanisme devrait permettre de réduire considérablement l’écart entre les prix fixes et variables.
L’indemnité de rupture est le montant que vous devez payer lorsque vous résiliez votre contrat avant son échéance. En septembre 2012, l’indemnité de rupture avait été supprimée pour les ménages, les travailleurs indépendants et les PME. A tout moment, chaque consommateur peut donc échanger son contrat énergétique contre celui d’un acteur potentiellement plus avantageux ou un autre type de contrat. Un délai de préavis de 3 semaines suffit.
Néfaste pour les fournisseurs d’énergie
Depuis un certain temps déjà, les fournisseurs d’énergie considèrent cette liberté comme un fardeau. Lorsque les prix sur le marché de l’électricité et du gaz naturel sont élevés, les fournisseurs achètent l’énergie pour leurs clients à un prix élevé. Si les consommateurs changent à nouveau de fournisseur lorsque les prix baissent, les fournisseurs se retrouvent donc avec les volumes négociés, qui sont quasiment invendables ou déficitaires. «Un meilleur équilibre entre les intérêts des clients et les risques des fournisseurs est essentiel en vue d’un fonctionnement équilibré et sain du marché,» selon Eneco. Ralf Weymans, Legal & Regulatory Manager auprès d’Eneco, indique que l’introduction d’une indemnité de préavis permettra de proposer de manière durable des contrats à prix fixe sur le marché. En outre, ce mécanisme devrait permettre de réduire considérablement l’écart entre les prix fixes et variables.



