
La nouvelle plateforme de données pour le secteur de l’énergie: quels avantages y sont liés et rencontrerez-vous des perturbations durant la période transitoire?
Le 1er novembre, le secteur de l’énergie lancera une plateforme commune pour échanger des données. Ceci devrait résulter, entre autres, en des processus de facturation transparents et faciliter la transition énergétique de diverses manières. Toutefois, l’introduction du nouveau système pourrait engendrer des désagréments temporaires pour les consommateurs.
La plateforme commune est une initiative des gestionnaires des réseaux de distribution, qui se sont regroupés au sein de la société Atrias, ensemble avec plusieurs fournisseurs d’énergie. Ce nouveau système devrait, entre autres, faciliter les échanges de données, suite à quoi les fournisseurs ne devront plus collecter les données de consommation de leurs clients via des systèmes distincts. Ainsi, les processus tels que la facturation, les changements de fournisseur et les déménagements devraient être effectués d’une manière beaucoup plus rapide, transparente et précise.
Des contrats distincts pour la consommation et l’injection
Cette plateforme devrait également ouvrir la voie vers de nouvelles applications avec les compteurs digitaux et, à long terme, permettre d’opter pour des contrats distincts pour la consommation et l’injection d’électricité ou pour la consommation domestique et la consommation des voitures électriques, pour des tarifs horaires dynamiques et pour des paiements mensuels au lieu d’acomptes.
Reporté à plusieurs reprises
Initialement, le lancement d’Atrias était prévu pour 2015, mais il a été retardé à plusieurs reprises suite à des problèmes informatiques et pratiques. Le régulateur flamand de l’énergie VREG avait dénoncé ces reports continus et introduit un système de pénalité pour chaque jour que la plateforme n’était pas opérationnelle depuis le 1 octobre. De toute façon, ce projet est déjà fort coûteux. Fin 2018, le journal flamand ‘De Tijd’ avait mentionné les chiffres de l’ancien membre du Parlement flamand Rob Beenders (Vooruit), qui avait déjà estimé les coûts à 200-250 millions d’euros.



