
Le fournisseur vert Eneco racheté par Shell, vraiment ?
Eneco, véritable référence en matière d’énergie renouvelable, s’apprêterait à passer entre les mains de Shell. Un éventuel rachat qui, pour de nombreux consommateurs, rappelle amèrement celui de Lampiris par Total.
Depuis juillet 2017, le fournisseur d’énergie Eneco est à vendre. À l’époque, cette annonce avait fait grand bruit car, quelques mois plus tôt, il venait de s’emparer d’Eni Belgique, devenant ainsi le premier challenger d’Engie Electrabel et d’EDF Luminus. Aujourd’hui, l’histoire connait un nouveau rebondissement. La maison-mère, vantant depuis toujours ses valeurs environnementales, a entamé des pourparlers avec Shell, grande compagnie pétrolière anglo-néerlandaise.
Le renouvelable attire les géants des énergies fossiles
Le scénario en train de se dessiner n’est pas sans rappeler l’affaire qui a secoué de nombreux consommateurs belges en 2016 : le rachat de Lampiris par Total. Pourquoi les événements semblent-ils prendre la même tournure ?
Depuis plusieurs années, l’énergie renouvelable a le vent en poupe et nombreux sont les acteurs du marché à l’avoir compris. Décelant dans cet avènement l’opportunité de renforcer leurs activités, les plus aisés d’entre eux n’hésitent pas à investir dans des entreprises de fourniture d’électricité et de gaz, voire à les racheter. S’il est vrai que le groupe Total est surtout connu dans le secteur pétrolier et gazier, il reste néanmoins un des leaders mondiaux dans le photovoltaïque. Preuve de sa volonté de développer également l’exploitation des énergies renouvelables. D’ailleurs, son ambition ne s’arrêterait pas à l’acquisition de Lampiris puisque l’entreprise française aurait pour projet de faire une offre pour Eneco.
Mais TotalEnergies devra sortir les grands moyens pour espérer remporter cette nouvelle transaction car la compagnie est loin d’être la seule intéressée. En effet, et a choisi de solliciter l’aide d’une banque d’affaires américaine pour monter son dossier. L’entreprise se refuse cependant à tout commentaire sur le sujet, un silence pouvant sans doute s’expliquer par l’importance du montant en jeu. Il faudra en effet débourser trois milliards d’euros pour détenir Eneco. S’il est clair que cette somme serait la bienvenue pour les 53 conseillers locaux détenant encore Eneco, l’affaire semble loin d’être bouclée. Pourquoi ? Parce que , dont notamment l’énergéticien français Engie et la société d’investissement HAL. Sans compter que les partisans du développement durable ont bien décidé de se faire entendre afin de lutter contre l’industrie des combustibles fossiles.



