
Les Belges ne savent pas vers quel contrat énergétique se tourner
Comparer et se faire conseiller : une valeur sûre quand on adresse sa facture d’énergie. De fait, selon la CREG deux millions de ménages belges ont opté pour les dix contrats les plus coûteux du marché de l’électricité et 1,2 million pour les dix contrats les plus coûteux du marché concernant le gaz. Dès lors, peut-on vraiment se passer d’un conseil en économie d’énergie ?
Les ménages belges pourraient économiser 500 euros sur leur contrat d’énergie
Alors que les prix ont en moyenne baissé de 10% en 2020, plus d’1,4 million de Belges n’ont pas changé de contrat d’électricité et de gaz depuis 2007. Ainsi, entre ceux qui n’ont pas changé de contrat énergétique et et ceux qui ne se sont pas tournés vers les contrats les plus avantageux, on compte par millions les ménages belges qui n’ont pas bénéficié de la baisse de tarifs. Selon la CREG, en Région wallonne, ces économies pourraient aller jusqu’à 340 euros pour l’électricité et 200 euros pour le gaz. Dès lors, l’explication derrière cette absence de changement ou ces mauvais choix est essentielle. Et d’après l’expertise du régulateur national, c’est la complexité des démarches administratives et des conditions de contrats qui est à blâmer.
Un manque de transparence et une certaine incompréhension : voici les grandes coupables qui se cachent derrière ce raté d’économies conséquentes.
En dépit du fait que le prix soit l’un des facteurs principaux poussant à envisager un changement d’offre, tout ne s’y rapporte pas et une promotion alléchante ne suffit pas. En Belgique, les consommateurs se retrouvent face à des centaines de produits (électricité et gaz) existants et environ 724 cartes tarifaires. Un nombre d’offres important qui dissuade de nombreux ménages de changer de fournisseur. Et cette comparaison devient encore plus difficile pour les ménages ayant un contrat dormant, qui n’est plus répertorié par les comparateurs de prix. Cet hiver, la CREG estime que 500.000 ménages belges possèdent encore un des 14.596 produits dormants (électricité et gaz), qui sont plus chers de plusieurs centaines d’euros par an que les produits actifs.



