
L’avenir du secteur énergétique belge entre les mains de quelques fournisseurs ?
Christophe Degrez, le patron d’Eneco Belgique, en est convaincu : d’ici quelques années, le secteur énergétique belge sera entre les mains d’un nombre limité de fournisseurs.
Une théorie soutenue par la récente récupération d’Eni par Eneco ; de l’acquisition de la clientèle belge de JOiN – Enovos par le fournisseur de gaz et d’électricité liégeois Mega ; ou encore du rachat de Direct Energie (dont la filiale belge n’est autre que Poweo) par le groupe pétrolier Total.
Une consolidation du marché par des acteurs toujours plus importants qui augurent un retour vers une situation antérieure : à l’époque où les consommateurs belges n’avaient qu’un seul interlocuteur (leur intercommunale) et où le territoire belge n’était desservi que par un seul fournisseur : Engie Electrabel.
Avant et après la libéralisation du marché en Wallonie
« Je vous parle d’un temps que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître », le marché de l’énergie belge, en ce temps-là, était aux mains de quelques monopoles :
- Engie-Electrabel était alors le seul à produire de l’électricité et à la transporter ;
- L’intercommunale active dans votre zone d’habitation (votre seul interlocuteur) était alors la seule en charge de la distribution et de la fourniture d’énergie ;
Cette situation de monopole sur le transport, la distribution et la fourniture d’énergie n’étant pas au goût de l’Europe, une série de directives a été mise en place. Objectif : scinder le secteur de l’énergie en métiers afin de faire jouer la concurrence et d’ainsi garantir au consommateur une augmentation de la qualité des services et une diminution des prix.





